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Avec ce système d'agglomération, il était fort aisé de procéder à des agrandissements au moyen de ghorfas supplémentaires que l'on bâtissait en avant des premières, sur la façade desquelles elles s'appuyaient en guise de fond on obtenait ainsi un local tout en profondeur, composé de deux salles communiquant entre elles. Ces additions sont nombreuses aux Beni-Khedache et contribuent à donner aux façades intérieures cette irrégularité qui les rend à tel point baroques et difformes. Le soir, au clair de lune, cette accumulation de petites bottes inégales qui se pressent en désordre les unes contre les autres, ces innombrables alvéoles, ces murs croulants aux mille fenêtres closes prennent un caractère fantastique, et l'on se demande si ce décor n'est pas le fruit extravagant d'un cauchemar ou d'une hallucination.

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Le contre-coup de ce succès est l'abandon progressif de Médenine, qui se meurt et qui sera sous peu un amas de décombres informes, à moins que ses qçoûr délaissés ne soient conservés à titre de monuments historiques. C'est là une chose à désirer, car il serait regrettable de laisser périr entièrement de si curieux vestiges. Le même procédé de construction s'est perpétué dans tous les endroits où s'est formé un village nouveau après abandon de l'ancienne forteresse c'est ainsi que toutes les demeures actuelles de Ghoumras- sen i , sauf les quelques habitations troglodytiques qui persistent, sont bâties sur ce modèle.

Dans les localités où le qçar n'était pas un assemblage de ghorfas, mais appartenait au premier type que nous avons signalé, on est revenu simplement aux cavernes aménagées qui existaient avant lui et qui n'avaient jamais dû être délaissées complètement c'est ce qui apparaît à Chenini.

Mais à Matmâta et à Zmerten, il n'y avait point de ces cavernes, la montagne n'offrant pas de stratifications propices le village et la qala'a ne faisaient qu'un, et celle-ci n'avait pas dû être précédée d'un autre mode de groupement. Elle a persisté longtemps après la nécessité de défense dont elle était née, au moins à Zmerten, où son abandon est si récent qu'un individu à peine âgé de 3o ans nous a dit y être né 2.

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On y restait, quoiqu'il fût devenu inutile de s'enfermer si haut, sans doute par suite d'une habitude séculaire, mais surtout faute d'un système différent. Au bas de la montagne se trouvent des espaces faiblement mamelonnés, où le sol est d'une consistance solide, mais sans avoir la dureté du roc. C'est ce terrain dont on s'est t EHes sont situées plus bas que les anciennes cavernes, sur une plateforme qui interrompt, A peu près à mi-hauteur, ou du moins adoucit la pente de i'éperon sur un de ses flancs.

II y en a aussi quelques-unes en bas, dont la mosquée, et d'autres sur le bord opposé du ravin, vis-à-vis des premières. II est remarquable qu'à Ghoumrassen fig.

Le gMr, dont le nom veut dire creux, cavité, trou, consiste en un puits d'une profondeur de 6 à 7 mètres et Fto. Coupe verticale et coupe horizontale d'un gbar. A, cour centrale. B, chambres souterraines. C, galerie couverte. D, grmfers. Comme il s'élargit par endroits, il sert fréquemment d'écurie, et on y façonne aussi des fours. En sortant de ce boyau obscur, on se trouve dans la cour centrale, de forme circulaire, entre des murs de terre généralement étayés d'une maçonnerie en arcades, le long desquels serpente quelquefois un étroit escalier permettant d'accéder aux cavités supérieures, ou même prolongé jusqu'au haut de la paroi.

Dans le premier cas, en enet, il a été beaucoup plus facile de ménager une rampe à ciel ouvert descendant par une pente douce de la surface du sol au fond du puits le procédé a été employé chez certains des Oulad-Mahdi fig. Dans le second cas, on a pratiqué Fto.

Ainsi est comprise la maison du cheikh de Zmerten, où l'une des trois pièces, occupée par le pressoir à olives, sert aussi de logement à un chameau fig.

Enfin, à Matmâta, les plus récentes demeures marquent une évolution nouvelle on tend à un troglodytisme plus atténué, en ce sens que l'habitation n'est plus absolument Fio.

Qu'elles appartiennent à l'un ou à l'autre type, ces demeures troglodytiques sont, sinon confortables, au moins habitables.

Les pièces y sont spacieuses et commodes, plus claires qu'on ne supposerait avant d'y avoir pénétré, et généralement bien tenues. On y retrouve les mêmes stuquages que nous avons signalés dans les ghorfas ;. Le mobilier en est, en grande partie, fourni par la terre où elles sont creusées.

Al-Hassan ibn Ali

Des cavités plus ou moins vastes pratiquées dans les parois tiennent lieu d'armoires; des divans ont été ménagés, en laissant subsister des banquettes plus élevées que le sol de la chambre; en les évidant à l'intérieur, on obtient des coffres. Des rangées de trous marquent à terre la place des jarres qui contiennent l'huile, le beurre, la farine et toutes les provisions; parfois même les récipients ont été façonnés en pleine terre et font corps avec l'habitation.

Il en est quelquefois ainsi du lit, orné de dessins décoratifs, où l'on entasse tapis et tissus épais et devant lequel on peut tendre un rideau souvent aussi il est en bois sculpté au couteau, et repose alors sur des pieds ou piliers de terre non séparés du sol. Cette terre se prête merveilleusement à ces divers usages elle est suffisamment malléable et devient très solide en se desséchant.

Ce ne sont donc pas, comme on serait tenté de se l'imaginer, des tanières de bêtes sauvages et les gens qui y vivent n'ont rien de commun avec l'homme des cavernes. Mais, quand même ils ne l'auraient jamais quitté, il n'en resterait pas moins que leurs habitations, en somme très compliquées et très bien aménagées, n'ont rien de préhistorique.

C'est une idée fausse, encore que très répandue, d'attribuer à ce mode de troglodytisme une haute antiquité; il est au contraire l'aboutissement d'une longue évolution historique et ne remonte, comme nous l'avons vu, qu'à une époque très récente, pour ainsi dire contemporaine. Il n'en est certainement pas de même pour l'habitation dans les cavernes c'est là le vrai procédé du troglodytisme primitif.

Il a pu se modifier au cours des siècles, mais les stratifications aménagées de Guermessa ne sont qu'un perfectionnement des grottes glaciaires de Matmâta, tandis que le système actuellement en usage dans cette dernière localité est une invention de fraîche date; et si c'est réellement chez les Djabaliya tunisiens qu'il faut placer le pays des Troglodytes que visita le héros de l'Odyssée au cours de ses pérégrinations, on peut affirmer qu'il n'y connut pas cette variété putéiforme d'habitation, que la plupart des touristes modernes considèrent comme une survivance des âges les plus reculés.

Cette coutume existe chez presque tous les Djabaliya, et dans chaque village ils exercent la même profession ceux de Matmâta se font porteurs ou commissionnaires, ceux de Ghoumrassen se spécialisent dans la confection des beignets ftair et Chenini est une pépinière d'excellents cuisiniers. On trouve aussi des Djabaliya parmi les ouvriers employés dans les mines de Medaoui. Decourdemanche, qui déjà, à trois reprises différentes, s'est montré particulièrement généreux envers cet établissement i.

Ces manuscrits n'enthousiasmeront pas les arabisants, qui jugent que les ouvrages historiques courants, étant les plus aisés à comprendre de tous ceux qui ont été écrits en langue arabe, sont les seuls qui offrent quelque intérêt, tandis que le reste de la littérature musulmane se compose de billevesées et de sottises indignes d'attirer l'attention d'un homme en possession de la saine méthode et qu'il faut avoir les esprits animaux quelque peu dérangés pour lui consacrer ses loisirs.

Si l'histoire musulmane est une branche fort importante des littératures orientales, celles des autres sciences, la jurisprudence et la grammaire, qui sont amplement représentées dans la collection de M. Decourdemanche, offrent un intérêt non moins grand et peut-être supérieur, car ce sont les seules qui permettent de se faire une idée à peu près juste de l'intellectualité ou, si l'on veut, de la façon de penser, de la tournure d'esprit, de l'état d'âme, des hommes qui i En , avec le don de manuscrits arabes et de monnaies mongofes, et en oo7,avee le don de monnaies arabes des khalifes abbassides.

Le catalogue détaillé en est publié dans le tome XV des Archives marocaines, fascicule a. Seulement, les idées nouvelles risquent fort d'entraîner l'Islamisme dans des voies toutes différentes de celles qu'il a suivies jusqu'au commencement du quatorzième siècle de l'hégire, et il se peut fort bien que, dans 5o ans et même moins, la société musulmane, j'entends la société pensante, les honnêtes gens, comme l'on disait au grand siècle, soit aussi différente de la société qui vécut sous le sceptre d'Abd el-Hamid Khan Ghazi ou de Nasir ed-Din Shah Kadjar, que nous din'érons des Français du temps de Louis XV, et peutêtre même plus.

Les Musulmans qui, jusqu'à l'extrême fin du moyen âge, et même dans la Transoxiane sous le règne des descendants de Timour le boiteux, s'étaient faits les héritiers de la civilisation hellénique et qui avaient porté les sciences exactes à un degré prodigieux de perfection, perdirent tout à coup l'avance qu'ils avaientprise sur l'Occident et abandonnèrent, on peut dire complètement, le patrimoine de leurs ancêtres pour se cantonner strictement dans l'étude de la jurisprudence et de la grammaire arabe.

J'exposerai à une autre occasion les causes très profondes de cet arrêt subit ou, en empruntant la terminologie de l'Analyse, les origines de ce point de rebroussement, car ce n'est pas le lieu de le faire ici, mais il est bien certain que c'est là qu'il faut chercher la cause première et efficiente de la décadence dans laquelle sont tombées les nations musulmanes, bridées de tous les côtés par des races puissammentarmées qui escomptent leur agonie et qui font tout pour la précipiter.

Quelles que soient les routes dans lesquelles s'engagera l'Islamisme scientifique et constitutionnel, il est certain qu'il sera complètement différent de l'Islamismè des anciens régimes, et qu'on ne pourra connaître l'esprit du monde musulman avant le commencement du vingtième siècle, qu'en lisant les livres qui ont servi à l'instruction des générations disparues, et dans lesquels on retrouve le reflet de la pensée et de la méthode des hommes qui ont vécu au temps de la théocratie du Khalifat, ou de l'autocratie des sultans qui substituèrent leur autorité à celle du pontife de Bagdad.

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C'est ainsi que ces ouvrages, qui témoignent tous de la parfaite érudition de leurs auteurs et du soin extrême qu'ils ont apporté à leur composition, valent moins par la doctrine qui y est enseignée et par la méthode qui y est exposée que comme témoins du développement intellectuel d'une civilisation qui fut jadis l'arbitre des destinées du monde. Et ces livres conserveront indéfiniment cette valeur, même quand l'évolution scientifique de l'Islamisme les aura fait reléguer dans le campo santo de la scolastique pour les-remplacer par des ouvrages conçus sur d'autres plans, avec des méthodes différentes, et surtout quand les études de philologie et de théologie pures auront cédé la place à des études plus immédiatement pratiques.

Il est indiscutable que le cursus des études dans le monde de l'Islam présente de singulières similitudes avec celui des humanités de notre ancien régime, et que ceux qui l'ont suivi jusqu'à ses extrêmes limites, s'ils connaissent jusque dans leurs moindres détails les subtilités et les pièges de la grammaire arabe et s'ils savent à merveille se retourner dans le maquis de la jurisprudence sunnite ou shiïte, peuvent ne rien connaître des exigences de la vie pratique et du monde extérieur, aussi peu que les savants juristes qui écrivirentles Sommes, dont Boileau s'est assez lourdement moqué dans le Lutrin.

Les livres de grammaire arabe, qui sont des ouvrages d'une merveilleuse facture et d'une science parfaite, auxquels il faudra toujours recourir quand on voudra savoir autre chose que les éléments stricts de la langue arabe, ou du sabir, et comprendre le génie de l'arabe, ce qui est autre chose, présentent assez d'analogies avec les livres qui étaient en usage dans les écoles avant la réforme de PortRoyal il est possible que l'on renonce dans le monde de l'Islam à un plan traditionnel qui, pour certains d'entre eux, I'aou l'A'djouroummiyya par exemple, exige de la part des élèves un effort de mémoire considérable, pour adopter un plan dînèrent, identique ou analogue à celui des livres dans lesquels on étudie le latin et les autres langues il se peut même, qu'à un bref délai, l'étude des humanités arabes soit reléguée, par l'acquisition de connaissances plus directement utiles, à des plans de plus en plus lointains, comme cela s'est passé en Occident depuis une cinquantaine d'années.

D'ailleurs, cette étude, ainsi que celle de la jurisprudence, qui ont été presque exclusivement celles de l'ancien régime, deviendront suspectes aux partisans du nouvel état de choses et, au moins en Perse et en Turquie, les sciences koraniques et la philologie, qui étaient l'apanage des juristes et des théologiens, risquent fort d'être considérées comme des sciences de réaction, cultivées par des hommes qui étaient en somme, au moins par intérêt, les plus fidèles soutiens du trône des sultans autocrates.

Quoi qu'il en soit, que cette réforme soit heureuse ou que, saturés de notions nouvelles, les étudiants musulmans ignorent tout de! L'étude de la civilisation musulmane ancienne ne pourra jamais se faire avec d'autres documents que ces livres de théologie, de jurisprudence et de grammaire que les orientalistes négligent volontiers parce qu'ils appartiennent à un stade de l'esprit humain qui n'est plus le nôtre depuis longtemps et qui reporte, sans aucune transition et sans aucune préparation, ce qui est plus grave, en plein moyen âge, alors que l'évolution des études qui s'est produite en Occident depuis la Renaissance rend à peu près incompréhensibles, sans un long travail, les livres écrits en latin par les maîtres de la scolastique.

On trouvera dans la collection de M. Mais l'importance de cette collection, qui provient presque entièrement de Samarkand, consiste surtout dans ce fait qu'elle représente'à peu près toute la science juridique et philosophique des Sartes et des Tadjiks de Boukhara, de Samarkand, de Kashghar, en somme des Musulmans du Turkestan russe et du Turkestan chinois, et qu'elle permet de se faire une idée très précise de la culture des gens qui vivaient dans ces contrées au dix-neuvième siècle, car une grande partie des volumes qui la composent ont été copiés à cette époque.

Cela ne manque pas d'intérêt, et il est probable que si l'on voulait se livrer dans le pays même à une enquête sur ce sujet, on se heurterait à plus d'une difficulté et que, tout au moins, on y mettrait un temps considérable sans être bien sûr de pouvoir obtenir tous les renseignements que l'on solliciterait. Cette étude n'est d'ailleurs pas à la gloire de ceux qui en fournissent les éléments, car l'on ne trouve guère dans cette collection que les ouvrages essentiels pour une communauté musulmane lettrée à un minimum et les copies modernes des ouvrages de théologie et de grammaire montrent que la connaissance de la langue arabe, la base des études musulmanes, est en pleine décadence dans le Turkestan.

En réalité, cette décadence remonte fort loin et elle ne date pas d'hier, car, déjà à l'époque des Timourides, on trouve, tant dans les livres que dans les textes épigraphiques, des fautes grossières, d'affreux barbarismes, qui montrent que, déjà à cette époque relativement lointaine,! Ces copies sont d'ailleurs, en général, exécutées par des gens sans soin, qui ne prennent aucun goût à leur travail, qui n'indiquent presque jamais les titres des ouvrages, vraisemblablement parce qu'ils ne les connaissent plus, et qui sont ignares au point d'avoir oublié la division traditionnelle des livres les plus courants, tels que la Kafiya d'Ibn el-Hadjib.

En l'absence de tous autres indices, cette malfaçon et cette ignorance crasse et révoltante suffiraient à montrer l'irrémédiable décadence du peuple qui habite ces contrées, qui furent jadis un foyer de science et de culture littéraire.

Les auteurs arabes disent J? Cette seule din'érence suffit à elle seule à montrer la divergence absolue de l'esprit arabe qui entendait résoudre les problèmes les plus difficiles par des analogies souvent contestables, car les choses de la vie ne s'enchaînent guère d'après les règles de la logique, et de l'esprit iranien, qui entendait les traiter par la raison et le raisonnement. Tout le Sehifsme est en germe dans cette différence d'un mot, si légère et si inappréciable en apparence.

Les pratiques du culte sont toujours étudiées au commencement des livres de jurisprudence et elles en forment la première partie elles manquent très souvent et la plupart de ces traités ne contiennent que la seconde partie, celle des relations des hommes vivant en société. Dans une étude sur les Juifs et le Judaïsme aux Indes, publiée ici même l'an dernier t. IV, pp. Le premier Européen qui parait en avoir eu connaissance est un certain capitaine Hamilton, qui les appelle les archives des Juifs de Cochin et qu'il prétend renfermer leur histoire depuis Nabuchodonosor A HM' account of the East Indies, t.

AnquetilDuperron, qui avait relevé cette citation et qui avait véritablement l'esprit scientifique, avait voulu voir de ses propres yeux cet antique monument.

Anquetil s'est bien gardé de publier cette traduction qu'il résume seulement en une note mais il a donné un fac. Anquetil ne parle' pas du trou dont sont percées ces plaques et par où devait passer l'anneau qui les reliait et sur lequel éta;t le sceau du roi du pays Cf.

Zend-Avesta, Paris, t77i, in-4, t. CLXtx-CLxxj, avec trois planches gravées, et p. Une cinquantaine d'années après Anquetil, l'éminent tamuliste F.

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Ellis s'occupa des plaques de Cochin. Mais son travail n'a été publié qu'en [ dans le Madras Journal of literature and science t. XIII, 2" partie, pp. Gundert et la traduction hébraïque des Juifs de Cochin accompagnée d'une traduction anglaise; une reproduction des plaques y était jointe.

Gundert avait publié en caractères modernes et traduit le çdsana; cet article était suivi d'observations de M. Walther Elllott et d'une réplique de M. En Mg même recueil, t. XXI, pp. Dans son ouvrage Malabar t. II, p. Logan a réédité les traductions de M. Gundert, Enfin, en , M. Mahmoud As-Sabbagh décrit cette salle étant délibérément obscure.

La lumière étant très faible, pour les besoins de ce rite un peu particulier. Le jeune ne devait en parler à personne, pas même à ses parents. En , elle a posé une bombe dans un cargo juif à Port-Saïd.

La voix du pistolet! En effet, le guide-suprême était visiblement choqué des sentences exprimées par ce juge. Qui a assassiné Hassan Al-Banna? Deux mois plus tard, le 12 février , le guide-suprême fut assassiné à son tour par les services secrets égyptiens du roi Farouk — , selon la version officielle, défendue aussi par la confrérie depuis toujours. Cette version existe. Abderrmane Al-Sindi a été désigné coupable de cette assassinat par de nombreux témoins de la confrérie.

Il fut condamné lui aussi à de la peine de mort et fut décapité en A son triste palmarès, de nombreux assassinats et attentats. Ils ne font pas partis de la confrérie. Ce Tanzim est celui qui a été mis en place par Sayyid Qotb. Ils ont passé dix années dans les prisons [entre et ].

Lors de son intervention [18] , il a expliqué ses divergences avec la pensée takfiriste de Sayyid Qotb.

Abderrahman Soudais Mp3

Il a même averti ceux qui lisent Sayyid Qotb de faire très attention, et de ne pas tomber prisonniers de ses idées dangereuses. Deux représentants de la direction, un certain Mahmoud Ezzat et un certain Mohamed Morsi, étaient présents sur le plateau et un troisième, un certain Mohamed Badie, avait pris la parole par téléphone. Les enregistrements de cette émission sont accessibles, pour les arabophones, sur Youtube [20].

Mahmoud Ezzat avait défendu corps et âme la pensée qotbiste. Tout un symbole! Ceci explique cela. Il était considéré comme étant le bras droit de Sayyid Qotb.